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LA MORT D’UNE ENFLURE PHILOSOPHIQUE

Avignon, lundi 10 juin 2019 (prouvenco-info.com)

 

Lorsqu’il entre à l’Académie française, le philosophe Michel Serres refuse d’arborer au nom du pacifisme la traditionnelle épée. Le pauvre homme justifiait son entrée dans une épistémologie de bazar par le traumatisme de la bombe d’Hiroshima à 14 ans. Mais du moins cela c’était pour la galerie sorbonarde car cela n’empêcha pas le bonhomme très fidèle à ses idées de s’engager dans l’armée à 18 ans, en entrant à l’Ecole navale en 1949. On le voit quoiqu’il s’en donnait la parure, Michel Serres n’était pas vraiment logicien. Il participa d’ailleurs en 1956 comme enseigne de vaisseau à l’expédition de Suez.

Agrégé de philosophie en 1952, Michel Serres soutint une thèse sur Leibniz, puis finit professeur d’histoire des sciences à la Sorbonne. Michel Serres en sophiste de bon aloi se mit alors à disserter sur toute chose pensable, et de quelques autres comme Tintin, la garbure, le poisson volant ou le dragon à cinq têtes. Du coup, il devint le vulgarisateur en chef de l’insignifiance, de 2004 à 2018, le philosophe maison de France-Culture, de France-Info, de la 5, des manuels de Terminale. Bref, il était le philosophe à la mode capable de disserter sur tout et de s’en croire spécialiste mais surtout lâchement à la traîne de toutes les modes sociétales sans jamais se définir politiquement. Carrièriste de premier rang, il mangeait à tous les rateliers de la « drauche », respectant scrupuleusement à nous en donner la nausée le politiquement correct, toutes les modes et les interdits du moment.

En 2013, Michel Serres de l’Académie comme il y tenait (!), fit partie, avec Angelo Rinaldi (homo), Dominique Fernandez (homo), Florence Delay et Danièle Sallenave, du petit lobby LGBT de l’Académie militant à fond pour le « mariage » homosexuel. Il fut l’un des plus engagés en faveur de la loi Hollande-Taubira, dès octobre 2012 dans La Dépêche du Midi, puis en février 2013 dans la revue jésuite Etudes, le torchon siripeux de l’Eglise française. Dans la revue de Babylone la pute, Michel Serres était à son affaire et avec la bénédiction du R.P. François Euvé, directeur de la revue, il s’employa à « démontrer » que la Sainte Famille avait donné l’ exemple d’ une « reconstruction » des couples (sic), à peine s’il n’osait dire mais d’autres curés « modernes » le font aujourd’hui à sa place que Jésus, – vous ne le saviez pas !- était pédé.

Michel Serres était bien sûr homophile, écologiste, animaliste, féministe, et bien sûr antiraciste et multiculturaliste. Voici entre autres conneries un exemple de ce qu’il débitait régulièrement sur les ondes pour embrigader les auditeurs. C’était en janvier 2002, sur France Culture dans l’émission A Voix Nue :

L’idéal au fond, c’est de voir dans une rue un mélange total d’ethnies, d’usages, de coutumes, de cultures, de classes sociales. Il est très dangereux dans une ville de séparer de façon très nette les riches des pauvres, les Orientaux des Occidentaux, les Africains des Européens etc. C’est au contraire le mélange qui est le gage le plus profond de la République. Je suis vraiment un philosophe du mélange. Le mélange me paraît un vrai concept, à élever à la dignité d’un concept philosophique, mais aussi dans la réalité, il est le gage réel de la démocratie et de la paix. Il n’y a pas de doute. 

Ceci étant pour ne pas se mélanger, il habitait les beaux quartiers de Vincennes et évitait dans ses promenades du soir Montreuil, y préférant avec sa femmes les allées du bois, proches des nudistes.

Le soulard Jean-Claude Juncker, patron de la Commission européenne aura en tout cas remplacer cette semaine Michel Serres sur les ondes par ces derniers propos quasiment caricaturaux de ce vieux monde de traites qui s’en va tout de même petit à petit : « Ces populistes, nationalistes stupides… ils sont amoureux de leur propre pays (…) Ils n’aiment pas les gens qui viennent de loin, j’aime les gens qui viennent de loin… nous devons agir en solidarité avec ceux qui sont dans une situation pire que la nôtre. ».

Du proche et de lointain, la logorrhée de la repentance, de l’anti-esclavagisme qui perd les pédales avec Cristine Angot oubliant la priorité juive, bref toute la pensée française depuis près de cinquante ans qui se pavane sur les plateaux, et s’adresse aux petites Poucettes en faisant bien sûr l’éloge de l’aliénation technique sans jamais parler des pauvres, de la décence et du peuple.

 

Michel LHOMME

Source: metainfos.fr

 

Précision : les points de vue exposés n’engagent que l’auteur de ce texte et nullement notre rédaction. Média alternatif, prouvenco-info.com est avant tout attaché à la liberté d’expression. Ce qui implique tout naturellement que des opinions diverses, voire opposées, puissent y trouver leur place.

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