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Corrida vs abattage coranique

Arles, dimanche 19 mai 2019 (prouvenco-info.com)

Alors que la Féria de Pentecôte à Nîmes se profile à l’horizon (du 7 au 10 juin 2019) , il est intéressant de publier un avis sur ce sujet très polémique.  Les contradicteurs peuvent se manifester par écrit pour étoffer et alimenter un débat contradictoire.

Comme chaque année à cette époque, la corrida subit les foudres de ses détracteurs. Récemment, une démarche a été entreprise auprès de la justice pour que les écoles taurines ne soient plus ouvertes aux mineurs ? Certains prétendent faire interdire les arènes aux enfants. D’autres souhaitent que la discipline soit tout bonnement proscrite.

La corrida est une pratique qui remonte à plusieurs centaines d’années ; elle puiserait ses origines au Moyen-Âge. Il s’agit d’une tradition très vivace dans les régions du sud de la France.

Une coutume aussi ancrée ne doit pas disparaître : on ne peut attenter ainsi à la culture d’un peuple. Il serait, par contre, approprié, de la circonscrire formellement aux places historiques. Cela apparaît d’ailleurs comme une évidence, même auprès des plus passionnés.

Les militants hostiles à la corrida feraient mieux d’orienter leur vindicte contre l’abattage rituel. Alors que seulement quelques dizaines de taureaux sont mis à mort dans notre pays, ce sont des millions d’ovins ou de bovins qui sont sacrifiés selon le rite coranique dans d’innombrables établissements à travers la France. Il convient de préciser que les animaux en question ne sont pas étourdis, afin de respecter la loi musulmane ; une bizarrerie quand l’on considère que la Charia ne gouverne pas (encore).

Interdire les arènes aux enfants semble une idée parfaitement saugrenue. Les Français ne sont pas stupides ! N’est-ce pas aux parents de déterminer si tel ou tel spectacle est adapté à leur progéniture ?

Outre sa dimension traditionnelle, le secteur tauromachique génère d’importantes retombées en matière de tourisme. Il intéresse également de nombreux emplois induits ou directs. Autant d’éléments qui militent en faveur de sa pérennité.

Christophe Arnould

2 réflexions au sujet de « Corrida vs abattage coranique »

  1. Pierre-Emile Blairon dit :

    La corrida n’est pas une tradition provençale, ni même française ; elle a été introduite à Bayonne par l’épouse espagnole de Napoléon III, Eugénie de Montijo en 1853. Ce qui existe depuis le Moyen-Age, c’est la course camarguaise, sans mise à mort.

     

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    • Jean-Marie Guiglia dit :

      Merci pour votre commentaire qui sera transmis à l’auteur de l’article.

      Répondre

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