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Le Père Noël, c’est qui?

Salon, lundi 24 décembre 2018 (prouvenco-info.com)

 

En fait, tout commence il y a bien longtemps, en 270 après Jésus-Christ.

A cette époque naquit Nicolas de Myre, dans la cité de Patara, en Asie Mineure. Se convertissant très tôt au christianisme, le jeune homme fut nommé évêque de Myre par la jeune Église catholique, mais mourut martyr (aux environs de 350 après Jésus-Christ). Selon la légende, les Romains tuèrent Nicolas de Myre un 6 décembre. L’Église décida de canoniser Nicolas, et choisit de célébrer le saint le 6 décembre de chaque année.

Dans le courant du XIIe siècle, un chevalier lorrain revenant de la croisade passa par Bari, où étaient entreposés les reliques de Saint Nicolas. C’est ainsi qu’il exporta le culte de ce Saint dans le nord-est de la France.

Au fil des siècles, dans la nuit du 5 au 6 décembre, Saint Nicolas se rend dans les chaumières afin de demander aux enfants s’ils ont été obéissants. Ces derniers laissent alors leurs souliers devant la cheminée ou devant la porte, ainsi que du sucre, du lait et une carotte pour la mule qui porte Saint Nicolas.

Au XVIIe siècle, la Saint Nicolas immigra elle-aussi, accompagnant les Hollandais venus s’installer en Amérique. Fêter la Saint Nicolas se répandit rapidement et Sinter Klaas se transforma peu à peu en Santa Claus…

Les familles chrétiennes trouvèrent alors plus approprié que cette fête des enfants soit associée à la naissance de l’enfant Jésus. Ainsi, Santa Claus commença à faire sa tournée non plus dans la nuit du 5 décembre, mais bien dans la nuit du 24.

C’est au XIX siècle que Santa Claus se transforma le plus. En 1821, Clement Clarke Moore, un pasteur américain, écrivit un conte de Noël, y faisant apparaître le bon Santa Claus. Ce dernier prit de l’embonpoint, sa crosse se transforma en sucre d’orge, sa mitre devint un bonnet, sa mule fut remplacée par un attelage de rennes. En outre, l’auteur fit disparaître le Père Fouettard…

En 1863, Santa Claus troqua ses habits d’évêque contre un costume rouge avec fourrure blanche, rehaussé d’une large ceinture de cuir (il fut représenté ainsi par Thomas Nast, illustrateur et caricaturiste au journal new-yorkais Harper’s Illustrated Weekly). Enfin, en 1931, l’entreprise Coca Cola donna une nouvelle allure au Père Noël, sous le pinceau d’Haddon Sundblom. Santa Claus y gagna alors son air jovial et son attitude débonnaire, et troqua sa robe contre un pantalon et une tunique rouge. L’objectif de la firme était alors d’inciter les consommateurs à boire du Coca Cola en plein hiver, pour rééquilibrer le chiffre des ventes annuelles.

Le Père Noël, tel qu’il se présente aujourd’hui, certes s’il vient de loin, n’est donc pas une invention ancienne ou réellement issue de la Tradition. En fait, c’est surtout un vulgaire représentant de commerce appelé demain à se féminiser, à être gay, à devenir nègre, musulman, à se promener en slip.

Michel LHOMME

source: metainfos

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