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Effondrement à Marseille

Marseille, le 6 novembre 2018

Dans la matinée du 5 novembre, deux immeubles de la rue d’Aubagne, dans le 1er arrondissement de Marseille, se sont effondrés, vraisemblablement pour cause d’insalubrité. Située dans un quartier déclassé et célèbre pour abriter de nombreuses communautés étrangères, notamment maghrébines, la rue d’Aubagne fait partie du cœur historique du centre ville de Marseille. Elle relie le quartier de Noailles à celui du cours Julien. Elle est constituée de nombreux immeubles anciens, qui témoigne du lustre passé de cet ancien quartier bourgeois.

Aujourd’hui à l’abandon, ce quartier où de nombreux étudiants trouvent un logement pas cher est le paradis des vendeurs de cigarettes de contrebande et autres produits interdits. La présence habituelle d’immondices jonchant le sol et de nombreux tags couvrant les murs, renforce l’impression d’être dans un quartier abandonné d’une ville du tiers-monde.

L’un des immeubles (le n°63) était frappé d’une procédure de péril, raison pour laquelle il était muré et inoccupé. Mais l’immeuble mitoyen, bien qu’insalubre, était habité.

Un troisième immeuble, qui menaçait également de s’effondrer, a été volontairement détruit par les secours (après avoir été vidé de ses occupants) afin de sécuriser le site pour les sauveteurs.


C’est aux alentours de 9h00 du matin, ce mardi 6 novembre, que le procureur de la République de Marseille, Xavier Tarabeux, a annoncé qu’un corps sans vie venait d’être découvert. Son identité n’est pas encore connue.

Dans la journée, deux autres corps ont été sortis des décombres.

Entre 5 et 6 autres personnes sont portées disparues et la pluie incessante ne facilite pas la tâche des sauveteurs, qui espèrent que certains survivants se trouvent actuellement dans des poches d’air.

 

La réaction des hommes politiques

 

Les réactions politiques ne se sont pas faites attendre. Les autorités municipales et J.-C. Gaudin ont rappelé que des travaux avaient été entrepris dans l’immeuble n°63, et que son rachat par la mairie avait été obtenu au bout d’une très longue procédure.

Jean-Luc Mélenchon, député de la circonscription dans laquelle se trouve ces immeubles, a quant à lui fustigé les « marchands de sommeil ».

 

 

Le sénateur Stéphane Ravier a mis en cause les élus Les Républicains de la mairie de Marseille, qui ne « s’occupent pas des problèmes concrets des Marseillais ». Il dénonce également « le gaspillage d’argent public dans la tour le Marseillaise qui coûte à la ville 500 000 euros par an, ainsi que le stade Vélodrome qui coûte quant à lui 12 Millions d’euros par an pendant 30 ans ». Selon lui, cet argent aurait permis de remettre en état « les nombreux logement insalubres de la ville de Marseille » qui d’après la fondation Abbé Pierre sont « aux nombre de 40 000 ».

Henri Loej

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