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« Quartiers-Nord » de Marseille : écoles publiques et masochisme !

Marseille, lundi 29 octobre 2018 (prouvenco-info.com)

 

Nous avons rencontré le prof d’une école publique de la région marseillaise. Cet enseignant qui a voulu rester anonyme a pris contact avec notre rédaction pour nous raconter son quotidien dans des classes où cohabitent plusieurs nationalités, et dont 100 % des élèves sont musulmans. Édifiant !

Patrick (nous appellerons notre témoin comme cela), travaille dans un collège. Il tente d’inculquer l’histoire auprès de jeunes de 11 à 15 ans, d’origine marocaine, turque, afghane, malienne, algérienne, comorienne… Quelques-uns sont Français, mais les plus nombreux sont étrangers. Il faut savoir que l’enfant né de parents d’une autre nationalité devient français :

– Dès l’âge de 13 ans si ses représentants le sollicitent pour lui

– À partir de 16 ans, si la personne concernée le demande

– D’office, lorsqu’il a 18 ans !

La seule condition est que l’individu en question ait vécu en France quelques années avant sa naturalisation, mais sans nécessairement que cela soit de façon continue.

Il existe donc en France de nombreux enfants d’origine exogène qui sont effectivement étrangers jusqu’à 13,16, ou 18 ans.

Ceux qui obtiennent la nationalité française peuvent alors conserver les papiers du pays d’où ils proviennent. Les chiffres sont assez vagues, mais on parle de 4 à 5 millions de binationaux en France.

Patrick avait eu d’autres postes dans des écoles à peu près « normales » et appréciait son travail. Aujourd’hui, alors qu’il l’exerce devant un tel public, il le déclare infernal. Ses premières réflexions concernent un déficit total de niveau ; la moyenne des notes de ses classes ne devrait selon lui jamais dépasser 3 sur 20. Cela n’a évidemment rien à voir avec l’origine de ses élèves, mais certains n’ont quasiment aucune notion de la langue française ! D’autres s’avèrent carrément hostiles ; Patrick doit le peu de respect et d’autorité dont il jouit encore au fait d’être un homme et de ne jamais lâcher prise. « À ma place, une femme sans expérience serait laminée en quelques semaines ! ».

Le second problème est lié à l’Islam dont sont issus tous les jeunes. Impossible de faire allusion à d’autres religions sans que cela déclenche de violentes polémiques. Aborder le catholicisme, très présent dans la discipline qu’enseigne Patrick, constitue un vrai défi. Que dire de la science, qu’il doit évoquer de temps à autre ? « Certains de mes élèves sont convaincus que la terre est plate » ! « Quant à l’observance du ramadan, elle a pour conséquence de vider mes classes ! », ajoute-t-il.

Patrick fait son possible pour éviter la moindre provocation, la plus petite critique ; il lorgne sur la retraite dont il pourra bénéficier bientôt. Sa mission lui semble aussi potentiellement dangereuse qu’inutile. D’autant que sa hiérarchie et certains de ses collègues nient la réalité, et défendent une situation totalement absurde : « Le masochisme habite l’enseignement public » !

Christophe Arnould

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