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Les Roms: une immigration sans bruit

Vitrolles, 18 septembre 2018 (prouvenco-info.com)

 

Une large partie de l’opinion européenne se plaint des migrants que lui imposent quelques-uns de ses gouvernements. Elle n’apprécie ni leur nombre qui ne semble jamais tarir ni leur culture exogène, ni non plus la prééminence dont ils paraissent jouir.

La conflagration générée par leur afflux s’affiche à la « une » des journaux naturellement plus prompts à dénoncer « l’extrême droite » allemande, italienne, suédoise… qu’à critiquer les méfaits de certains étrangers. Ainsi va la démocratie au moment où se déclenchent les grandes manœuvres en vue des prochaines élections au parlement européen.

En marge de ce charivari médiatique, certains pays, dont la France, subissent une autre immigration plus discrète, car moins formelle et moins subventionnée: celle des Roms.

On les rencontre pourtant à chaque carrefour de nos villes. Ce sont des experts de la mendicité qu’ils pratiquent généralement dans le cadre d’organisations mafieuses, d’autres se livrant au trafic de métaux ou au maraudage. Rares en fait sont ceux qui expriment la volonté de s’intégrer ou de trouver un travail : cela semble ne pas correspondre ni à leur philosophie ni à leur fonctionnement clanique.

Le statut de ces populations s’avère mal défini par la législation européenne. Certaines incombent à des pays de l’Union, d’autres dépendent de nations « plus ou moins partenaires », c’est le cas de la Roumanie ou de la Bulgarie. Ce flou réglementaire dispense les impétrants de se garantir d’hypothétiques contrariétés juridiques ou policières. Le Rom évolue donc sans entrave, mais de préférence en Europe occidentale. Car en effet, il ne fait pas bon appartenir à cette communauté lorsque l’on est Roumain, Slovaque ou Hongrois ; les Tziganes étant mal-aimés dans leurs propres pays. Leur réputation et leur comportement les soumettent très fréquemment à la vindicte de leurs compatriotes, surtout à celle des forces de l’ordre qui ne manifestent envers eux aucune mansuétude!

Nemo propheta est in patria sua dit l’Évangile. Voilà une formule qui correspond parfaitement à la réalité du Rom. Ironie cruelle, cette peuplade intrusive disposerait d’une nature divinatrice : la tribu prophétique aux prunelles ardentes… ainsi la décrivait Baudelaire le poète symboliste à une époque où ni l’Union européenne ni le chaos migratoire n’existaient.

Christophe Arnould

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