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Faudrait-il interdire le rap ?

Marseille, vendredi 28 septembre 2018 (prouvenco-info.com)

 

Pendez les blancs, le clip du rappeur Nick Conrad a fait beaucoup jaser sur les réseaux sociaux, mais n’a été mentionné que quelques secondes au journal de 20h00. Les médias n’apprécient guère de critiquer le racisme noir. Du reste, si plusieurs magazines évoquent l’épisode, c’est généralement pour permettre au chanteur de se défendre.

Imaginez qu’un artiste blanc ait eu l’envie de réaliser une vidéo et une chanson incitant à torturer et à tuer des gens de couleurs. L’affaire aurait pris une ampleur autrement prodigieuse. Le Président lui-même serait intervenu pendant que toutes les organisations vaguement identitaires auraient été, dans l’heure, dissoutes.

Imaginez qu’un chanteur caucasien ait appelé à capturer des bébés noirs et à les écarteler afin de divertir les siens. Le retentissement aurait été ultime et la colère justifiée.

Les images et les propos de Nick Conrad ne suscitent pas d’aussi définitives condamnations. Les commentateurs mentionnent souvent la liberté d’expression, la créativité, la violence ambiante. Bref il n’est pas fait grand cas de la francophobie et du communautarisme.

Hier, des censeurs fustigeaient Zemmour parce qu’il indiquait préférer que les étrangers donnent des prénoms français à leur progéniture ; que pensent-ils aujourd’hui des appels au meurtre d’un chanteur africain ?

Interviewé sur RTL, Nick Conrad disait à propos de Pendez les Blancs : « Ce morceau est plus profond qu’il n’y paraît…Je ne peux pas renier ce que j’ai écrit, ça touche le racisme, c’est la beauté de ce morceau, ça reste de l’art ». Voilà un individu qui n’a pas froid aux yeux. Il a mesuré sans doute que les autorités sont toujours bienveillantes envers les rappeurs. Car, même si Pendez les Blancs semble particulièrement spectaculaire, et place son auteur sur la sellette, le rap perpétue fréquemment la haine. Une violence dirigée contre les policiers, les femmes, les institutions et naturellement les blancs. Pourtant quasiment aucun des « artistes » concernés par ces multiples débordements n’aura été inquiété ; il serait donc bien étonnant que Nick Conrad soit le premier à rendre compte d’une telle gabegie !

Christophe Arnould

Source Breizatao.com « Pendez les blancs »

[cc] Prouvenco-info.com, 2018, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine.

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