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Européennes : ça rame pour Wauquiez

Avignon, mercredi 05 septembre 2018 (prouvenco-info.com)

 

On l’a connu rayonnant avec sa parka rouge et ses cheveux teints. Homme de réussite, Laurent Wauquiez avait enlevé avec une déconcertante facilité : la mairie du Puy, la circonscription idoine, plusieurs portefeuilles aux gouvernements Sarkozy, la présidence de la région Rhône-Alpes-Auvergne, celle des Républicains. Un « winner » diplômé et issu de très bonnes familles. Bref, un gendre idéal.

Mais, à mieux étudier ces différentes conquêtes politiques, on comprend qu’elles auront été le fruit de renoncements et de trahisons. Le sémillant personnage a trompé ses alliés comme ses propres idées !

On se souvient notamment de la manière dont il avait traité son mentor le social-démocrate et très europhile Jacques Barrot ; ce dernier ne s’en était d’ailleurs pas remis !

Il faut dire que Brutus-Wauquiez fut successivement partisan de l’Union, puis eurocritique, adepte de la permissivité migratoire et inconditionnel de Patrick Buisson : il fait indubitablement penser à la figure que décrit Maurice Biraud dans un « Taxi pour Tobrouk » : « Si les Chinois débarquaient, il serait mandarin, si les Nègres prenaient le pouvoir, il aurait un os dans le nez, si les Grecs… » Qu’escompter d’un individu aussi fantasque ?

Quoi qu’il en soit, Laurent Wauquiez va lancer ses troupes clairsemées dans la très attendue bataille des Européennes ; il promet même d’obtenir 15% des voix. Un vœu pieux sans doute tant son camp s’avère divisé. Haï par Sarkozy, détesté par Juppé, Bertrand, Pecresse, comme par les gens de l’UDI, il est aussi critiqué par la base. Elle ne comprend pas très bien pourquoi le Président ne se rapproche pas du Rassemblement national ou tout le moins de Dupont-Aignan dont il dit partager la plupart des points de vue.

Elle paraît donc mal barrée la campagne des Républicains, coincée entre les Nationaux qui ont un vent favorable dans toute l’Europe, et par les Marcheurs qui contrôlent de nombreux médias, et par là même une bonne partie de l’opinion publique!

Plutôt que de croire Wauquiez, un ministre des Affaires européennes soi-disant repenti, l’électorat préférera certainement une vraie bataille : celle qui opposera, à visage découvert, les patriotes aux mondialistes.

Christophe Arnould

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