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Panique à bord de la « Macronie »

Vitrolles, dimanche 16 septembre 2018 (prouvenco-info.com)

 

 

L’affaire Maroine « Alexandre » Benalla aurait pu tranquillement suivre son cours au niveau de la commission sénatoriale, et de l’information judiciaire, et l’opinion publique progressivement s’en désintéresser, même si les esprits  en sont définitivement marqués.

Au lieu de ça, elle est à nouveau sous le feu des projecteurs du fait de l’intervention de quatre membres éminents de l’exécutif :

–       Benjamin Griveaux, porte parole du gouvernement,  il y a deux jours, regrette que la commission d’enquête sénatoriale ne soit pas présidée par un membre LREM. On comprend bien qu’ainsi, cette commission aurait été télécommandée par l’exécutif comme cela a été le cas pour la commission parlementaire.

–       Nicole Belloubet, garde des sceaux, qui comprend que Maroine « Alexandre » Benalla refuse de se rendre à la commission sénatoriale et met en garde sur les risques d’interférences éventuelles entre le judiciaire et le législatif.

–       Christophe Castaner, responsable de LREM et ministre des relations avec le parlement, donc juge et parti, se croit obligé de préciser que « si certains pensent qu’ils peuvent s’arroger un pouvoir de destitution du président de la République, ils sont eux-mêmes des menaces pour la République ». Qui a, un jour, prononcé ce mot de destitution du président? Que craint-il ?

–        Et surtout, le président de la France, Emmanuel Macron, qui téléphone au président du sénat Gérard Larcher, pour lui demander de garantir les équilibres institutionnels, estimant en substance que la commission sénatoriale sur l’affaire Benalla s’en éloignait.

Que se passe-t-il ?  Pourquoi une telle opération commando de la part de l’exécutif ? Que craignent-ils ? Que font-ils de leur argument de « nouvelle politique et nouveau monde » n’interférant pas sur les procédures en cours ?  Paniquent-ils en craignant qu’une information compromettante pour Macron ressorte de cette enquête ?  En voulant étouffer l’affaire ils remettent de l’huile sur le feu.

Décidemment, l’exemplarité et la nouveauté s’éloignent chaque jour un peu plus de cette illusion présidentielle qui nous a été vendue.

Au passage, pour un homme qui s’est vanté de mettre en avant la parité, que penser de cette distribution des rôles au niveau des postes les plus importants de la machinerie gouvernementale ?

–       Président, Macron, un homme

–       Premier conseiller du président, Alexis Kohler, un homme

–       Deuxième conseiller du président, Ismaël Emelien, un homme

–       Premier ministre, Edouard Philippe, un homme

–    Président de l’assemblée nationale, Richard Ferrand (qui remplace François de Rugy, un homme),  un homme

–       Responsable du parti LREM, Christophe Castaner, un homme

–       Président du groupe LREM à l’assemblée, Richard Ferrand (qui va être remplacé), un homme.

Les femmes sont reléguées à des postes sans véritable pouvoir (garde des sceaux, armée, culture, sport, travail, santé) et sont d’avantage des techniciennes que des politiques de poids.  La cosmétique a été bien soignée. Enfin, que penser de la structuration cérébrale d’un homme qui :

–       épouse « sa mère »

–       trahit son maître

–       n’a pas d’enfant

–       choisit un marocain musulman comme homme de confiance.

Quel autre homme politique coche-t-il ces quatre cases ? Au passage, les trois personnes les plus influentes d’Europe, Macron, Merkel, Junker, n’ont pas d’enfant ! Quand on sait combien la responsabilité d’élever un enfant structure notre pensée et notre responsabilité de l’avenir, cela pose un léger problème. N’est-ce pas?

J.L

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