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Marseille : début des hostilités pour les Européennes

Marseille, samedi 25 août 2018 (prouvenco-info.com)

 

À l’instar du lièvre de la fable, le leader de la France Insoumise se précipite dans une course au parlement européen dont l’arrivée est prévue le 19 mai 2019. Ce sera le sujet principal des universités d’été qu’il organise ces jours-ci à Marseille. Il pense sans doute qu’il n’est jamais trop tôt pour aborder ce type de compétition qui constitue un défouloir pour les Français, en tout cas pour ceux qui voudront bien aller voter.

Rappelons qu’ils n’étaient que 43% en 2014, en baisse constante depuis la création du scrutin ; un désintérêt qui illustre assez bien la défiance que suscite l’institution.

Ayant bien compris cela, Jean-Luc Mélenchon entend faire de l’élection un réferendum contre la politique de Macron : il faut bien qu’elle serve à quelque chose ! La perspective est d’autant plus pertinente que le Président de la République s’implique à fond pour défendre Bruxelles et semble ainsi aller à rebours d’une bonne partie des Français.

Nul doute donc que la France Insoumise a une carte à jouer dans ce scrutin, malgré les atermoiements de son chef ; ne perdons pas de vue LA faute originelle : Mélenchon avait voté oui à Maastricht en 1992 ! N’oublions pas non plus qu’il soutient avec enthousiasme l’accueil massif des migrants, ce que souhaite précisément nous infliger l’Europe. Quoi qu’il en soit, l’hypothétique réussite du bateleur cryptocommuniste pourrait bien être occultée par un succès plus spectaculaire et plus définitif : celui des authentiques souverainistes.

De nombreuses organisations à travers le continent aspirent à refonder le parlement pour imposer un fonctionnement respectueux de ses composantes nationales. Déjà, à l’ombre du Brexit, plusieurs pays ont amené aux responsabilités des mouvements ou des coalitions favorables à cette évolution. C’est le cas de l’Italie, de l’Autriche, des membres du groupe Višegrad ou de Scandinavie. Un nombre croissant d’opinions publiques sont par ailleurs prêtes au changement et vont sans doute matérialiser dans les urnes le sentiment d’aversion qu’elles ressentent pour L’Union. Au-delà même des frontières communes, diverses forces se liguent pour saper la machine communautaire ; c’est le cas de Steve Bannon et de son « Mouvement ». Tous visent une majorité de type nationaliste à la prochaine assemblée.

Si l’alchimie fonctionnait, il se pourrait que les « bruxellistes » paient leurs menées rigoristes et antidémocrates et qu’ils entraînent dans leur chute les alliés serviles que sont Emmanuel Macron ou Angela Merkel.

C.A

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