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Les rapports de Macron avec l’Islam et le Maghreb

Prouvenco-info, mercredi 08 août 2018,

 

 

A l’occasion de l’affaire Macron / Benalla, on peut évoquer les rapports pour le moins douteux que Macron entretient avec le Maghreb et l’Islam, et donc dans quelle mesure l’origine marocaine de Benalla n’entre-t-elle pas dans le choix de Macron pour cet homme de confiance.

J’en veux pour preuve certains éléments datant de la mandature Hollande à laquelle appartenait Macron, ou bien de sa campagne présidentielle, ou encore de sa prise de fonction présidentielle. Je me sers pour cela de certains propos du général Antoine Martinez auxquels j’en ai rajouté d’autres. Cette question des influences auprès du chef de l’état est très importante dans la mesure où elle peut conditionner les orientations et la sécurité de la France.

–        – Alexandre Benalla, d’origine marocaine, dont on peut penser qu’il possède une capacité certaine d’influence sur le président, est notamment très sensible à la cause musulmane et à la    «Ligue de défense judiciaire des musulmans » créée par l’avocat Karim Hachoui, avocat des voyous, radié du barreau de Paris pour manquements déontologiques et inscrit aujourd’hui au barreau d’Alger et avec lequel il entretient ou a entretenu des relations suivies

–        – Rappelons que Alexandre Benalla a été introduit dans les rouages du parti socialiste par Najad Valaud Belkacem qui, avec d’autres, n’a fait qu’appliquer dans son action politique la stratégie culturelle islamique à l’extérieur du monde islamique élaborée par l’OCI (organisation de la coopération islamique) (confère le passage consacré à Najad Belkacem dans le livre de Philippe De Villiers « Les cloches sonneront-elles encore demain ? »)

–        – D’autres relations avec des personnes non moins embarrassantes ne peuvent pas être ignorées : Makao, ex-garde du corps du président reçu récemment à l’Elysée, s’affiche sans complexe avec Jawad Bendaoud, logeur des assassins du Bataclan

–        – N’oublions pas l’hésitation du président, en avril 2017, pour prendre ses distances avec Mohamed Saou, référent d’En Marche pour le Val d’Oise, qui pourtant ne cachait pas ses accointances avec « l’islam politique » des Indigènes de la République.

–        – Que dire de « l’humoriste » Yassine Belattar pour qui le problème c’est l’homme blanc de plus de 60 ans et qui conseille, voire guide le président à qui le couplet sur « les deux mâles blancs » a probablement été suggéré

–        – Sans oublier Hakim El Karoui conseiller chargé de l’islam qui préconise la création d’une taxe halal pour financer ce que le président croit être une religion plutôt qu’un projet politico / religieux

–        – En juin 2017, Macron s’est rendu au Maroc pour sa première visite d’état hors de l’union européenne. Aucun de ses prédécesseurs ne l’avait fait avec autant d’empressement.

–        – Et enfin, rappelons-nous que Macron a pris un risque majeur pendant la campagne présidentielle en qualifiant la France de criminelle contre l’humanité au sujet de son passé d’expansion en Algérie. Sans le soutien de Bayrou quelques jours après sa chute inexorable dans les sondages suite à cette déclaration, Macron ne se serait probablement pas qualifié pour le deuxième tour. C’est dire si ce lien avec le Maghreb était important pour lui. Mais pour quelle raison au juste ?

Ces éléments peuvent être rapprochés des trois sanctions appliquées à trois généraux et un ambassadeur :

–        – en 2013 : éviction du général Bertrand Soubelet qui avait donné son avis aux parlementaires qui lui demandaient (à noter que le général Soubelet avait apporté son soutien à Macron au début de la campagne avant de le retirer un peu plus tard quand il a compris comment fonctionnait le « logiciel » Macron. Il en avait été de même de la part de Corinne Lepage ancienne députée écologique de droite)

–        – en 2016 : radiation du général retraité Christian Piquemal cadres des officiers généraux par M. Hollande pour avoir dénoncé le non-respect de la Constitution et la non-application des lois de la République par l’Etat à Calais

–    – en juillet 2017 : général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées, poussé à démissionner pour avoir fait son devoir devant la commission parlementaire normalement couvert par le secret. Macron rappelait alors aux militaires que le chef, c’était lui !

–        – en juin 2018 : le limogeage d’Eric Fournier, ambassadeur de France en Hongrie, pour avoir dénoncé dans une note interne secrète et pourtant publiée par Mediapart, la «magyarophobie» (la phobie du peuple hongrois) des médias français et anglo-saxons.

On voit que l’affaire Macron / Benalla nous amène à nous interroger sur bien plus de sujets que les simples agissements d’un  « kékou » franco-marocain musulman.

JL

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