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Les manipulations politiques de la peur

Aix-en-Provence, mardi 21 août 2018.

 

Voilà plus d’un mois que la limitation à 80 a été instaurée sur plus de 400 000 km de nos routes. Déjà, les autorités et les médias « aux ordres » se félicitent du résultat. En effet, il faut savoir que très opportunément, juillet a révélé une baisse de la mortalité de 5,5%, soit 19 vies épargnées ! Il n’en fallait pas moins à l’instigateur et à ses acolytes pour prétendre que les mesures (tant décriées) portaient leurs fruits. Chacun sait pourtant que les aménagements qui ont réduit la vitesse n’auront aucune incidence sur le nombre des victimes.

Les responsables politiques veulent simplement avec le cynisme et la démagogie qui les caractérisent engranger quelques nouvelles recettes (les amendes représentaient déjà plus d’un milliard et demi d’euros en 2017).

Ils visent en outre à soumettre le public : les interdits et les peurs qu’ils engendrent sont les outils psychologiques qui rendent le bon peuple servile.

« Avoir peur, c’est se préparer à obéir ». Or jamais sans doute depuis l’absolutisme, les gouvernements n’auront manié aussi énergiquement ce levier mental. La sécurité routière fait partie des grands vecteurs de l’angoisse, comme jadis l’arrivée du millénaire ou la menace de la peste ! Sait-on pourtant que l’on ne compte en France « que » 3500 décès liés à la circulation par an, alors qu’il y a, dans le même temps, 8500 de nos compatriotes qui mettent fin à leurs jours. Ceci étant, à quoi bon faire une cause nationale du suicide, puisqu’il ne rapporte rien ? De plus il est généralement plus ou moins concevable, et n’a donc pas (sinon pour les familles concernées) une grande puissance émotionnelle. Bref, il n’est pas intéressant pour ceux qui nous gouvernent.

Un autre des grands vecteurs concernés est le réchauffement climatique. Au reste, à longueur de journaux télévisés on serine le quidam sur le sujet. Ce réchauffement, quoique hypothétique, constitue en effet une aubaine pour les autorités : une sorte de martingale émotive. Pas un jour sans qu’elle ne soit évoquée, et ce pour les conséquences les plus variées, de l’immigration à la virulence des moustiques, jusqu’à la chute des ponts en Italie. Sa négation en vient même à choquer les bien-pensants, et suscitera sans doute bientôt des lois spécifiques et liberticides dont notre grande démocratie a le secret !

Le fait du réchauffement ayant pénétré les cerveaux, il faudra persuader le public de sa responsabilité de masse.

Restera enfin à expliquer aux circonspects pourquoi, il y a mille ans, le Groenland était si tempéré alors que les hommes étaient si peu nombreux !

C.A

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