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L’affaire Macron – Benalla : les bonnes questions à poser.

Prouvenco-info.com, le 01 août 2018

Troisième volet d’une affaire qui est loin d’être terminée. Alors que la présidente de la commission de l’assemblée nationale qui est de surcroît membre du parti au pouvoir, donc aux ordres du gouvernement, donc partiale; notre journaliste, lui, a effectué un vrai travail d’enquête et de réflexions. Il en arrive à poser dans une liste non exhaustive, Les bonnes questions. Aurons nous un jour les réponses? Rien n’est moins sûr.

Actuellement, la stratégie de Macron dans l’affaire Macron / Benalla se compose de trois éléments :

1°) Minimiser cette affaire qui pourtant a déclenché sur les réseaux plus de réactions que la campagne « Je suis Charlie » en 2015, et ce, malgré la torpeur de l’été.

2°) Demander à ses députés et ses soutiens indirects (comme Bernard Henri Lévy) de déclarer que ce n’est pas si grave qu’il faut maintenant passer à autre chose.

3°) Reporter la responsabilité de cette affaire sur le comportement isolé d’un de ses collaborateurs.

4°) Compter sur la torpeur de l’été pour laisser passer l’orage.

 

Sauf que, aujourd’hui, se posent certaines questions :

1°) Quel est le statut exact de Benalla dans l’organigramme de l’Elysée ?

2°) Pourquoi le statut de Benalla n’a-t-il pas été déclaré aux autorités compétentes de l’état ?

3°) Pourquoi Benalla disposait-il de tout un ensemble de « facilités » non autorisées ?

4°) Benalla se serait-il comporté de la sorte s’il n’avait pas de liens privilégiés avec Macron ?

5°) Dans combien d’affaires similaires Benalla est-il impliqué depuis quatorze mois de présidence Macron ?

6°) Pourquoi Macron et l’Elysée n’ont-ils pas déclaré et sanctionné clairement Benalla dès le mois de mai coupant court à toute attaque potentielle ?

7°) Pourquoi la peine de Benalla a-t-elle été si clémente et non réellement appliquée ?

8°) Pourquoi Vincent Crase, le complice de Benalla, employé de LREM, était-il présent le premier mai sans autorisation ainsi que le 14 juillet auprès de Macron dans les tribunes du défilé national ?

9°) Pourquoi ce Vincent Crase n’a-t-il été sanctionné qu’après les révélations des médias ?

10°) Comment se fait-il que les vidéos de ces exactions présentes sur les sites des députés LREM ont disparu en même temps laissant supposer des ordres de la direction LREM et par là-même de Macron, et donc d’une non-séparation des pouvoirs ?

11°) Pourquoi Macron et l’Elysée n’ont-ils pas répondu plus tôt aux révélations du Monde ?

12°) Pourquoi tant de mensonges et d’approximations ont-ils été faits du côté de Macron et de ses soutiens ?

13°) Jusqu’où serait allé le projet de police parallèle sans les révélations du Monde ?

14°) On nous avait assuré que le poste de ministre des relations avec le parlement de Christophe Castaner ne présentait pas de conflit d’intérêt avec sa fonction de président de LREM. Or son interrogatoire par la commission du sénat a révélé des failles. Va-t-il en tirer les conclusions, à savoir démissionner de ce poste de ministre ?

15°) Avec ses lois et ses réformes (affaiblissement du parlement par la réforme de la constitution, censure des médias en cas de fausses informations pendant les trois mois précédant l’élection présidentielle, questions directes devant les parlementaire, police parallèle privée, asphyxie financière du Rassemblement National, fermeture autoritaire de sites de droite) Macron ne serait-il pas en train de se forger une gouvernance sur mesure  se rapprochant d’une pseudo »démocrature » ?

16°) Pourquoi la présidence de la commission parlementaire n’a-t-elle pas été attribuée à un membre de l’opposition comme dans l’affaire Cahuzac ?

17°) Benalla est apparu « propre sur lui », rasé avec de petites lunettes rondes d’intellectuel, lors de son interview (enregistrée et diffusée en différé pour ne prendre aucun risque), coaché par l’équipe marketing de Macron. On lui aurait donné le bon dieu sans confession. Pourtant, toute sa défense a été balayée quelques heures  plus tard par la diffusion d’images le montrant agir de la sorte toute la journée. Benalla n’est-il pas en fait, le reflet de ce qu’est réellement Macron : une apparence séduisante mais une action répondant à d’autre intérêts que ceux des trois quarts des français ?

18°) Macron a trahi deux fois en deux ans : ses promesses de transparence et Hollande. Dans quelle mesure peut-on encore lui faire confiance ?

 

J.L

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