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Rachid Ouhab, condamné à 18 mois de prison avec sursis.

Vitrolles, 15 novembre 2017 (prouvenco-info.com)

C’est pour trafic d’influence passif que le sieur Ouhab vient d’être condamné à 18 mois de prison avec sursis et interdiction définitive d’exercer dans la fonction publique.

Mais qui est Rachid Ouhab ? Manifestement et selon la justice, un fonctionnaire qui semble t-il n’honore pas la Fonction Publique Territoriale ! En effet c’est à Vitrolles, commune des Bouches-du-Rhône ou l’on fera sa connaissance en tant que directeur général des services de la ville , c’était dans les années 2012-2013 durant 18 mois précisément ou cet individu, souhaitait se faire rembourser ses frais de déplacements personnels entre sa résidence en région parisienne et son lieu de travail à Vitrolles; soit plus de 10.000€ pour l’année 2012 selon la chambre régionale des comptes. Les choses se gâtèrent très vite. Rachid Ouhab tenta même de faire passer une délibération pour permettre le remboursement de ses frais. Le maire qui ne l’entendait pas de la sorte a été attaqué par Rachid Ouhab pour abus d’autorité devant le tribunal administratif qui a reconnu le bien fondé du 1er magistrat de la ville.

On retrouve le sieur Ouhab à Sin-le-Noble, charmante commune du nord de la France ou là aussi il exerce ses talents de directeur général des services. Au mois d’octobre 2016, plusieurs chefs d’entreprise déjeunent avec Rachid Ouhab durant la foire commerciale de Douai. Quatre entrepreneurs décident de se plaindre auprès du maire de la ville de Sin-le-Noble à propos de son directeur général des services qui leur aurait demandé de verser des commissions en échange de l’obtention de marchés dans la commune. Sic ! Y a-t-il de réels soupçons de tentative de corruption de la part de Mr Rachid Ouhab envers quatre entreprises du Douaisis? C’était une une question à laquelle la police judiciaire de Lille était chargée de répondre. C’est en effet pas moins de 30.000€ qui auraient été demandés à un chef d’entreprise pour avoir l’assurance de se voir confier le marché de rénovation de l’éclairage public de la ville. D’autres accusations ne manquent pas: 100.000€ demandés à une entreprise de travaux publics pour la rénovation de la chaussée, 10% de « com » à un cabinet d’études pour la mise en conformité de bâtiments publics ou encore de 5% à 10% de « com » à une société de vente de véhicules pour  le renouvellement d’une partie du parc automobile de la ville…..

Mr Rachid Ouhab continue de nier les faits. Il a dix jours pour faire appel de cette décision de justice.

 

Marius BOUFFARTIGUES

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