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A Marseille, le port se développe et la pollution s’amplifie

Marseille, mercredi 27 septembre 2017 (prouvenço-info.com)

Sous la protection de la « Bonne Mère », Marseille s’enorgueillit  d’avoir l’un des plus grands ports en Méditerranée de façon générale et pour les bateaux de croisière en particulier. Marseille, en concurrence avec Barcelone, est devenue une escale de référence pour les passagers internationaux en Méditerranée. Mais chaque médaille a son revers. Si le business est au rendez-vous, le trafic du port de Marseille serait selon Air Paca responsable d’un tiers des émissions d’oxyde d’azote!

Les fumées qui s’échappent des cheminées de bateaux sont particulièrement polluantes. Les risques pour la santé sont réels et les décès en forte augmentation. Les habitants des quartiers proches du port subissent et se rendent compte au quotidien depuis bien longtemps avec par exemple et tout simplement le dépôt de poussière sur les terrasses, tables de jardin etc etc, nécessitant un nettoyage régulier. « Imaginez ce que nous respirons » me disait l’un  deux?

Face à ce fléau et aux légitimes récriminations des habitants, la société Air Paca va organiser le 14 novembre prochain un grand colloque intitulé:  » La journée méditerranéenne de l’air ».

L’objectif de ce colloque est de regrouper les différents partenaires concernés comme les compagnies maritimes, les responsables portuaires et les pouvoirs publics afin de réfléchir concrètement sur les dispositions à prendre pour limiter et réduire les émissions polluantes des navires. Car selon Dominique ROBIN Directeur d’Air Paca: « le coût de la pollution atmosphérique sur la santé est de 100 milliards d’euros par an ». Un chiffre colossal et même si des études et projets sont en cours pour faire naviguer des navires au gaz, une très grande majorité continuent de naviguer au fioul lourd. Ce fioul lourd, « peu cher » reste très chargé en soufre à 3,5%, jusqu’à 3500 fois plus polluant que les voitures et des moteurs non équipés de filtres à particules !

En Méditerranée, contrairement à l’Europe du Nord il n’y aurait pas de législation imposant l’utilisation d’un carburant moins polluant. Seule contrainte peu contrôlée, utiliser un carburant avec 0,1% de soufre dans les ports. En attendant et à court terme, il y aurait des solutions de bons sens comme par exemple taxer sévèrement les bateaux les plus polluants et encourager les bateaux les plus propres, ou encore raccorder à l’électricité les navires à quai. Mais dans tous les cas, cela demanderait parait-il un investissement long et très important alors que la sanction économique serait immédiate. Encore et toujours des histoires de gros sous.

Viviane VOULAND

 

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