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Hommage à nos morts et fusillés.

Marignane 7 juin 2017/11h00 (prouvenco-info.com)

Ce matin, mercredi 7 juin 2017 à 11h00 précises au cimetière de Marignane et à l’initiative de l’ADIMAD, s’est déroulée une cérémonie très solennelle en l’honneur de nos compatriotes et combattants civils et militaires qui ont perdu la vie pour que l’Algérie demeure Française. Devant les nombreux porte-drapeaux, soixante personnes environ étaient présentes et recueillies pour rendre hommage à celles et ceux qui sont restés dans l’honneur pour l’éternité.

Le président de l’association a rappelé les raisons de cette cérémonie, l’importance de l’Algérie Française dans l’histoire et sa fin tragique; en particulier pour quelques Hommes dont le Lt Colonel Jean Bastien-Thiry,  le lieutenant Roger Degueldre mort en martyr, le sergent Dovecar et Claude Piegts. Son discours au ton juste et aux mots choisis était entrecoupé d’enregistrements d’époque du général De Gaulle et du général Salan permettant ainsi aux participants de « revivre » un moment cette tragédie. Il a conclu son intervention en soulignant le besoin de mémoire et de transmission pour les générations futures.

Ce jour était particulièrement important, car date anniversaire de l’exécution d’Albert Dovecar, sergent au 1er REP de la légion étrangère et de son compagnon Claude Piegts. Lecture fut faite de leurs derniers instants.

« 7 juin 1962, à 2 h 30, on frappe à la porte de sa cellule de Fresnes. Le sergent Albert Dovecar endosse sa tenue camouflée et y accroche ses décorations. Il coiffe son béret vert et enroule autour de son cou le foulard du 1er REP. Il apprend que son frère d’infortune, Claude Piegts – innocent – l’accompagne pour son dernier voyage ! Albert et Claude montent dans le fourgon cellulaire. Cette marche vers la mort va durer 40 minutes. Direction : le Trou d’enfer, au fort militaire de Marly-le-Roy.

Les deux martyrs refusent d’avoir les yeux bandés. Claude Piegts tient à la main une croix en céramique, Albert Dovecar serre son foulard de parachutiste.

Claude Piegts crie : « Visez au cœur ! », puis « Vive l’Algérie française ! ».

Albert Dovecar lance : « Vive l’Autriche ! Vive la Légion ! »

Il est 4 h 12 quand les deux salves simultanées déchirent le silence du matin. Puis ce sont les deux coups de grâce. Le petit jour se lève sur les frondaisons. Les assassinats sont consommés…

Les deux corps sont décrochés. Le sang se perd dans la rosée ; sur le foulard vert de Dovecar, déjà rougi, se détache en lettres noires la devise célèbre depuis Zéralda : « On ne peut demander à un soldat de se parjurer ». Sous le porche du fortin, les soldats présentent les armes.

Par la route de Versailles, le convoi qui ne se compose plus que de quelques voitures escortées par vingt motards, gagne le cimetière de Thiais.

Dans ce carré des suppliciés, tandis que les deux aumôniers récitent une dernière prière sur les tombes fraîchement creusées, les dépouilles sont mises en terre, celle de Dovecar d’abord, puis celle de Piegts. À 5 h 40 tout est terminé. »

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Après le dépôt de plusieurs gerbes, la cérémonie s’est terminée par l’hymne national et un vibrant chant des Africains.

Viviane VOULAND

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