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Bon débarras

Nous sommes décidément bien gâtés cette année ! Noël n’est pas encore arrivé et voilà pourtant déjà que les cadeaux ont commencé à pleuvoir sur nous. Après Sarkozy mis proprement et pour de bon au rencart, il y a eu ensuite Juppé renvoyé définitivement au paddock. Et voici qu’aujourd’hui la fête continue. Voici qu’on nous annonce que désormais le sort de Hollande est définitivement scellé et que bientôt lui aussi va cesser de nuire et prochainement disparaître du paysage.

Ce n’est pas que nous ayons pu sérieusement penser que notre calamiteux président pouvait encore prétendre à un quelconque avenir politique présidentiel. Il aurait fallu être sacrément crétin pour aller croire qu’il lui serait possible de se relever du très profond discrédit où depuis longtemps il avait irrémédiablement plongé. Je crois qu’il en était arrivé à 7,5% d’intentions de vote et qu’il s’apprêtait à descendre encore plus bas !

On lit çà et là qu’en annonçant lui-même aux Français son retrait de la course, Hollande aurait « sauvé l’honneur ». Mais de quel honneur parle-t-on ? Cet homme-là a-t-il quoi que ce soit qu’on puisse assimiler à de l’honneur ? Il parait en effet être totalement dépourvu de ce genre de denrée. Chez lui pas la moindre parcelle de dignité. Son discours de renonciation, pour ceux qui l’ont écouté, est un tissu d’affirmations mensongères et de bêtises éhontées, aussi grosses que lui, présentées avec un aplomb absolument sidérant.

A l’entendre, sur tous les terrains, y compris le terrain économique, sa présidence n’aurait connu qu’une suite d’éclatants succès. Il ne se reconnait qu’une seule petite erreur, celle d’avoir proposé, mais c’était dans le but louable de favoriser l’union des Français, la déchéance de nationalité pour les terroristes !

Cela n’a pas empêché le repris de justice qui fait actuellement fonction de secrétaire du PS, je veux parler bien sûr du dénommé Cambadélis, d’oser effrontément tweeter : « Le président de la République avec élégance, hauteur de vue, sens de la France et non sans émotion, a décidé de protéger son bon bilan. » Oui, vous avez bien lu : « protéger son bon bilan » ! Alors, Cambadélis, vil flagorneur ou roi des bouffons ?

Qu’est-ce que l’Histoire pourra bien retenir de positif du passage de Hollande au pouvoir ? Quelqu’un, je ne sais plus qui, a dit un jour que ce qu’il y avait de plus incontestable dans le bilan très contrasté dont pouvait se prévaloir Mitterrand (l’illustre prédécesseur que notre pauvre Mimolette s’est apparemment donné pour modèle), ce n’était pas d’avoir en quoi que ce soit amélioré la situation économique et politique de notre pays – bien au contraire ! – mais d’avoir été celui qui était parvenu à liquider le PCF, lequel ne s’est en effet jamais remis de l’étreinte mortifère qu’il avait su habilement lui imposer.

Cette quasi-disparition du PC, c’est maintenant que l’on s’en rend compte, n’a pas eu, contrairement à ce que l’on a d’abord pu penser sur le moment, que des aspects positifs. Entre les banlieues islamisées d’aujourd’hui, livrées sans défense à la délinquance et aux trafics divers, et les banlieues rouges d’hier, bien organisées et solidement encadrées par des militants zélés (même si c’était au prix d’un embrigadement idéologique parfois un peu pesant) « il n’y a pas photo » comme on dit maintenant !

Eh bien, pour Hollande, il semble que le grand mérite historique qu’on lui reconnaîtra sera celui d’avoir euthanasié le PS, dont le cadavre dès maintenant commence à sentir assez mauvais et qui, pour avoir été associé aussi étroitement à une présidence aussi désastreuse que la sienne, ne sera probablement jamais en mesure de se relever et de pouvoir à nouveau sévir. Il sera donc bientôt et – espérons-le – pour toujours, englouti en compagnie de son chef bien-aimé au plus profond des poubelles de l’Histoire. Pour notre part, on l’aura compris, nous ne pleurerons ni l’un, ni l’autre !

Fillon, de son côté, après sa victoire inattendue aux primaires de la droite, semble avoir aujourd’hui la faveur d’une majorité d’électeurs. Il a toute les chances semble-t-il d’être notre prochain président. C’est du moins ce que nous disent les instituts de sondages, lesquels lui prédisent aujourd’hui des scores mirobolants en mai prochain. Mais ne nous emballons pas, c’est plus prudent. Wait and see, comme on dit chez nos amis britishs ! En l’espace de cinq mois il peut encore se passer bien des choses.

En tout cas, sans préjuger du président qu’il pourrait être s’il venait finalement à être élu, l’image que dès à présent il offre de lui est celle d’un homme calme, posé et décent, qui s’exprime avec modération mais fermeté et sans faux-fuyants. Il est photogénique et devrait, paraissent penser beaucoup de nos concitoyens, nous changer radicalement des deux guignols grotesques que vous venons d’avoir eu à subir successivement, le duo maudit formé par Sarkland et Hollanzy.

Cependant, ce que ne semblent pas avoir à l’esprit pour le moment tous ceux qui se laissent séduire par une première impression plutôt flatteuse, l’apparence digne et responsable du digne et responsable Fillon, c’est que cet homme admirable, n’est pas tout-à-fait vierge, qu’il a un passé politique, lequel ne plaide guère en sa faveur. Il a été en effet, pendant 5 ans, le docile exécutant de la catastrophique politique nationale et internationale de Sarkozy. Il a notamment cautionné le laxisme total, jusque-là jamais atteint, face au déferlement migratoire et à l’islamisation accélérée de notre pays qui a régné pendant cette période. C’est donc là sans doute un politicien que l’on peut qualifier de « patriote et d’identitaire » !

Il a surtout été le complice de cette véritable forfaiture que fut le fait de bafouer la volonté du peuple français après que celui-ci eut, lors du référendum du 29 mai 2005, clairement refusé, par 54,67 % des voix, la constitution européenne qu’on lui proposait. Le 8 février 2008, il n’a pas hésité en effet à faire ratifier par un vote des seuls députés, dans le dos par conséquent de notre peuple, le Traité de Lisbonne, un texte qui reprenait presque à l’identique les principales dispositions de la constitution majoritairement rejetée par les Français. C’est donc là sans doute ce que l’on peut appeler « un grand démocrate » !

De façon générale, François Fillon se présente comme un grand gaulliste, comme un fidèle disciple du regretté Philippe Seguin, alors qu’en fait ce qu’il promeut allègrement, c’est une Europe supranationale, une Union Européenne conforme aux vues des Monet et Schumann et aux antipodes de celle que prônaient justement De Gaulle et Seguin, une Union Européenne dans laquelle la France a perdu une grande partie de sa souveraineté et de sa liberté d’action et doit servilement se plier aux dictats des stratèges de Washington, des banquiers de Francfort et des gnomes de Bruxelles !

Je voudrais conclure par un slogan (c’est plus martial), et un slogan qui sonnât bien. J’hésite entre « Ce n’est qu’un début continuons le combat ! », emprunté à nos chers soixantuitards et « Patria o muerte ! Vinceremos ! » emprunté au regretté Commandante Fidel Castro.

André Pouchet, le 3/12/16

 

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