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Aix-en-Provence: une ville hors la loi!

Ca y est le couperet est tombé, Aix en Provence fait partie de ces villes « récalcitrantes » à la construction de logements sociaux. Dixit!

Sur plus de 1200 communes, la moitié est soumise à la taxe pour non respect de la loi SRU (solidarité et renouvellement urbain).

En effet les villes de plus de 3500 habitants, doivent avant 2025 disposer a minima d’un parc de logements sociaux de 20% ou 25% selon différents paramètres et situation locale. Dans notre région Provence Alpes Côte d’Azur, deux villes sont particulièrement montrées du doigt et sanctionnées très lourdement: Le Cannet dans les Alpes Maritimes avec environ 8% de logements sociaux et Aix en Provence avec pratiquement 19% de logements sociaux. L’amende annuelle est supérieure à 1million trois cents pour la première et 1 million cent pour la seconde. C’est énorme et de l’acharnement comme me disait un proche conseiller de Maryse Joissains-Masini, maire d’Aix en Provence, alors même que de très gros efforts ont été engagés. Mais les préfets ne sont pas là pour comprendre, ils sont là pour appliquer. En effet les communes doivent avant 2025 se mettre en conformité, les éventuels objectifs de rattrapage seront vérifiés par le préfet.

En cas de non respect ce dernier pourra prendre un arrêté de carence pouvant de facto augmenter le prélèvement annuel mais aussi et surtout se substituer au maire pour préempter les terrains et accorder les permis de construire ad hoc.

Le plus étonnant c’est l’ardeur qu’ont certains préfets à l’égard des villes non tenues par des socialistes où autres gens de gauche. C’est le cas du Cannet et d’Aix en Provence, mais pas seulement, où les maires, membres du parti « LR », sont deux femmes engagées qui ne mâchent pas leurs mots. Bizarre n’est ce pas?

A cinq mois des prochaines élections présidentielles qu’en pensent les candidats déclarés?

Pour François Fillon ce n’est plus le logement qui doit être considéré comme social, mais le bénéficiaire.

Marine Le Pen dénonce une politique de logement social peu efficace avec notamment l’impact de l’immigration dans la crise du logement.

Jean-Luc Mélenchon donne une priorité au logement social et même très social dans les zones tendues ainsi qu’au logement des jeunes

Emmanuel Macron quant à lui propose de construire moins mais de cibler plus ! Sic!

Avec tout ça nous sommes « sauvés »! Mais à court terme ce sont les impôts des contribuables  qui, comme toujours, serviront à payer les amendes. Ah ces cochons de payeurs…

Charles Panisson

 

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