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Cerise de Venasque : la récolte épargnée ?

Cerise de Venasque

C’est en 2009 que la Drosophila suzukii est arrivée d’Asie. Cet immigré d’un genre particulier est un moucheron parasite de la cerise, qui pond ses œufs à l’intérieur du fruit. Son expansion était contenu jusqu’en 2016 grâce au diméthoate, un insecticide organophosphoré. Or voilà quelque mois que l’insecticide a été retiré du marché pour des raisons sanitaires. L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) estime que des « risques inacceptables » sont présents pour le consommateur, le cultivateur et la faune, notamment les abeilles.

Mais le sujet est brulant, car la survie du monde agricole de la cerise AOC des Monts de Venasque (04) est menacée selon Nicolas Auragnier, président du syndicat des producteurs de cerise. Bien que ce dernier reconnait que « le produit est toxique », il estime néanmoins que« les risques évoqués sont un peu exagérés ». Dans ce problème économico-sanitaire, un billard à quatre bandes s’est joué entre les intérêts légitimes des producteurs de cerises, ceux légitimes également des apiculteurs, la protection sanitaire des consommateurs et bien sûr l’industrie de l’insecticide organophosphoré. L’interdiction a cependant été maintenue.

La saison passée, quels sont les dommages sur la production de la cerise ?

Par chance pour les agriculteurs, la production n’a pratiquement pas baissé dans le Vaucluse et n’a baissé que de 5% en PACA. De plus, le surcout lié aux nouveaux traitements a pu être absorbé par un prix légèrement plus élevé de la cerise (de l’ordre de 8 à 10€ au kilo au lieu de 7 habituellement).

A moins que ce ne soit les risques du parasite qui aient été un peu exagérés ?

 

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