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Euro 2016 : Scènes de guérilla à Marseille

Tous les ingrédients étaient hélas réunis pour que la fête soit gâchée : des violences avaient déjà éclaté entre les supporters anglais et les jeunes de Marseille lors de précédentes rencontres, notamment en 1998, et des heurts étaient apparues deux jours auparavant alors que les supporters britanniques, rassemblés dans les bars du vieux port, scandaient « Isis, Isis where are you ? » (Etat islamique, où es-tu ?). Par ailleurs, les supporters russes et anglais sont particulièrement connus pour leur goût de la violence. Mais le hooliganisme est-il la seule explication à ces débordements ?

euro 2016 : qui sont les hooligans ?

De nombreux témoignages, jamais repris dans les médias officiels, font état de jeunes de cités, agitants des drapeaux algériens, descendus en grand nombre pour en découdre avec les Russes, les Anglais, les forces de l’ordre, ou simplement de casser tout sur son passage. Nous le disions en introduction, ce n’est pas la première fois que de tels débordement se produisent. Pourquoi rien n’est fait pour sécuriser les événements sportifs ?

D’après la sénatrice-maire du 8e secteur de Marseille, la principale cause de ces violences seraient en réalité l’alcool, qu’il s’agirait d’interdire. Est-ce, pour Samia Ghali, la manière d’indiquer que ce précepte coranique dépassé devrait s’appliquer à tous ? Pourtant, lors du dernier concert d’ACDC au stade vélodrome, pour ne prendre que cet exemple, des quantités d’alcools nettement plus importantes étaient consommées et aucun incident notable ne s’est produit, et certainement pas d’émeutes.

Son idée est pourtant renforcée par Renaud Muselier, député européen, qui suggère qu’il faudrait avancer l’heure des matchs afin de limiter la consommation d’alcool.

 

En revanche, pour Stéphane Ravier, sénateur-maire du 7e secteur de Marseille, si l’alcool a « rajouté un excitant à l’excitation », la cause de ces émeutes est plutôt à chercher dans l’attitude du gouvernement, qui pendant les semaines qui ont précédées l’euro 2016, alors que la France est en plein état d’urgence, a laissé se développer une image de laxisme aussi bien à l’étranger que dans les quartiers dits sensibles.

Espérons que les prochains matchs prévus au Stade Vélodrome n’entraînent pas ce genre de comportement ou souhaitons que les pouvoirs publics prennent enfin la mesure du problème et agissent en conséquence.

La Rédaction.

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