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Inauguration du stade Vélodrome : oh peuchère !

Ce jeudi 16 octobre a eu lieu l’inauguration du stade Vélodrome à Marseille en présence du maire de la ville. Une ambiance mitigée marquée par l’absence notoire des supporters et des joueurs et la présence de manifestants à l’entrée du stade.

« Plus qu’un stade, une fierté ». Ce jeudi, dès 10 h 30, c’est tout un symbole qui s’est joué au Vélodrome : l’inauguration du « nouveau stade » de Marseille en présence notamment du maire de la ville, Jean Claude Gaudin. Après trois ans de travaux pour la bagatelle de 268 millions d’euros, le bon vieux Vélodrome s’est vu doté d’environ 7 000 places supplémentaires et d’un toit au-dessus de sa tête. Avec l’Olympique de Marseille leader du championnat et la ville désignée capitale européenne du sport en 2017, plus qu’une inauguration, c’est « une métamorphose » qui a été célébrée en cette matinée exceptionnellement ensoleillée pour un mois d’octobre.

Velodrome Prouvenco Info

« Le plus bel équipement sportif de France »

Rassemblées pour l’occasion dans les tribunes Jean Bouin, ce ne sont pas moins de 1500 personnes qui ont été invitées par Arema, gestionnaire du stade, afin d’écouter discourir, entre autres, Patrick Kanner, le ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, et Thierry Braillard, le secrétaire d’État aux Sports. Présents, également, Jean-Noël Guerini, Guy Tessier et Michel Bouygues, dont l’organisme a contribué au financement du stade en collaboration avec les conseils régional et départemental, la préfecture et la ville de Marseille.
Un enchaînement de discours lors desquels chacun s’est félicité de l’achèvement des travaux et du rendu final du second stade de France. Au programme : les enjeux sociétaux, culturels, économiques et écologiques d’une telle infrastructure pour la ville de Marseille. À Guy Teissier de concéder « Cette métamorphose a coûté au contribuable, mais le Vélodrome fait partie de la valorisation du territoire ».

Tout le monde n’était pas à la fête

N’est pas passée inaperçue, l’absence des supporters marseillais, pourtant les premiers à manifester leur fierté face au nouveau stade. Certains supporters du virage sud étaient tout de même présents… derrière les barrières à distribuer des flyers de leurs groupes. Outre les politiques, hommes d’affaires et sponsors présents, l’absence frappante d’anciens ou actuels joueurs, des leaders des groupes de supporters ou des membres du staff a couvert l’ambiance d’une ombre élitiste que même les percussions et la descente des pompiers en rappel n’ont pas su éclipser. À noter également que l’inauguration du stade n’a pas enthousiasmé tout le monde. Au-delà de l’ambiance footballistique et des réjouissances des privilégiés, la triste réalité économique de la ville attendait le maire à la sortie. Réunis devant le stade, les marins de la SNCM armés d’une grande banderole à la sortie du métro ainsi qu’une quarantaine de parents d’élève, tee-shirts tagués et pancartes hautes dans le ciel chantaient leur désaccord à l’encontre de la réforme des rythmes scolaires : « Des millions pour le Vélodrome, rien pour nos mômes »

Des priorités à revoir, M. le Maire ?

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